Où est Charlie ??

 

Aloha !

Voici une preuve de vie pour ceux qui nous suivent. L’autre jour on s’est fait une session ramassage de 365 pissenlits pour faire de la gelée. Les enfants ont bien aimé cette après-midi champêtre. Malheureusement je me suis planté dans la recette: dans mes souvenirs cela devais reposer 24h, mais non.  Du coup nous avons tout mis en déchets verts. Pour ceux qui veulent en faire vous trouverez  le  Lien de la recette.

pissenlit remorque (3)

 

 pissenlit remorque (5)pissenlit remorque (4)

 

 

Sinon, voici la nouvelle remorque… en mode très minimaliste. Toutes les affaires qui ne rentreront pas dedans sera du surplus.

pissenlit remorque (1)

Je suis sacrément inspirée ce matin ! Il est 7h17, je me suis levée à 5h30, et ai déjà eu le temps d’écrire un article sur notre 1ère nuit dans notre grande caravane

Mais comme c’est indiqué dans le titre : cette nuit… ou plutôt ce matin, j’ai retrouvé la vue.

C’est en écrivant l’article sur cette nuit que je me suis « éveillée ».

Je savais déjà que mes trop nombreuses attentes (envers tout le monde d’ailleurs) me « bouffais » un peu… non, en fait CARREMENT, la vie ! Je le savais mais je n’arrivais pas à m’en défaire ! J’avais pourtant du monde autour de moi pour m’aider à lâcher prise : petite pensée à l’équipe… une vraie famille.

J’en ai lu des livres sur le développement perso ! Et sur bien des sujets ça m’a beaucoup aidé ! Et je commençais à prendre un peu de recul, à profiter de l’instant… parfois même j’arrivais à lâcher prise ! Pour moi c’est comme le graal ! Saint graal lâcher prise ! Dur, dur !

Et puis… une nuit, cette nuit…

Au réveil, avouons-le, je n’étais pas forcement de bonne humeur : je voyais les « soucis » de notre caravane… et j’étais inquiète. J’ai allaité le tout petit, il était chaud et s’est rendormis aussi sec après avoir plutôt bien manger (depuis un mois c’est un peu compliqué). Et puis je me suis levée, laissant le reste de la famille finir leur nuit. Je suis remonté à la maison, et j’ai direct commencé à écrire : je ne voulais pas prendre encore plus de retard…

Et là… BIM ou Euréka !

D’un coup d’un seul, pendant que je réfléchissais à comment vous parler de notre nuit, j’ai vu Oscar dormir paisiblement, Marcus se blottir contre un papa heureux. J’ai aussi vu Stef en train de travailler sur la caravane. S’appliquer, réfléchir à des solutions, se motiver… pour en faire un coin sympa et pratique. J’ai encore vu Léane, miguel, Marcus et Oscar tous les 4 bien sages à l’hôpital pendant toooooooooutes ces longues… très longues heures. Sages et complimentés parce que, dixit le personnel de l’hôpital « ils ont été supers sage, ce sont de chouettes enfants ».

Et puis, surtout je me suis vu, moi !

  • Moi entrain de râler contre le personnel hospitalier parce que c’était long et que « pauvre petit » ce n’était pas cool pour lui… Alors qu’il était bien tranquille et ne demandait rien à personne.
  • Râler aussi parce que la caravane n’est pas comme je l’avais imaginé… moi qui serais incapable de faire la moitié de ce qu’a fait Stéphane !
  • Râler encore, contre les grands parce qu’ils ne sont pas assez grands, parce qu’ils sont trop… enfin vous voyez quoi…Râler parce que finalement je suis une râleuse tout simplement, alors qu’ils s’occupe bien de leurs petits frères, qu’ils sont objectivementplutôt sage et bien sympathiques.

Après une nuit à cogiter, à me tourner et retourner parce que j’ai mal au dos sur un si petit tapis de sol, à me prendre des gouttes de condensation, à être ennuyé par les 3-4 voitures qui sont passées dans « NOTRE » rue ; je réalise finalement que j’ai passé une jolie nuit auprès de ceux que j’aime et que c’est bien ça le plus important dans l’histoire.

Je suis en générale pleine « d’attentes ». Je m’explique : je me fais dans un ma tête un film de ce qui « devrait » être. C’est-à-dire que j’imagine et espère certaines choses…

Si tout ne se passe pas comme je voudrais ---> je suis déçue ! Donc : pas d’attentes particulière = pas de déception ! CQFD !

Cette nuit, m’a donc redonné la vue, je regarde les « choses » d’un autre œil. A partir d’aujourd’hui je vais travailler à voir les choses comme elles sont vraiment sans le filtre de mes trop nombreuses exigences.

Je me sens libéréééééééééééééééééééééé délivréééééééééééééééééééééé